La responsabilité politique
Traditionnellement, la politique a opéré sous la prémisse qu'il est préférable d'accorder une immunité de
prosécution aux politiciens, peu importe leurs agissements. Malgré les prétentions de règne de la loi
, dans de nombreux gouvernements, les membres d'un gouvernement sont immunisés face à la justice proportionnellement au pouvoir qu'ils détiennent. Dans cet essai, j'argumente que la situation optimale, offrant les meilleurs résultats en toute situation, serait en fait de procéder exactement à l'inverse de cette approche: en exigeant une responsabilité beaucoup plus sévère aux détenteurs du pouvoir, proportionnellement à la mesure de leur influence.
Traditionnellement, la responsabilité exigée des politiciens est moindre que ce qu'exigent de leurs enfants la majorité des parents. Il n'y a aucune justification rationelle à ceci, ni aucun avantage concret. Une façon efficace d'assurer la responsabilité des fonctions publiques est l'application stricte de la loi couplée à une clause d'aggravation sévère des actions illégales menées dans l'exercice d'une fonction des services publics. Dans ce sens, bien que le mensonge ne soit considéré comme un crime sous aucun système judiciaire, l'aggravation d'une clause de reponsabilité publique ferait de cet acte répugnant, au moins une offense sérieuse, préférablement un crime, lorsque commis dans l'exercice d'une haute fonction publique.
L'aggravation des sanctions devrait être relative à l'importance de la fonction exercée, particulièrement le nombre d'individus sous responsabilité, ce qui placerait la sévérité envers les politiciens au plus haut niveau, nécessité fondamentale de la démocratie. La connaissance totale de tout le travail public assurerait efficacement la responsabilité des hautes fonctions publiques, alors que l'assurance de sanctions sévères aux écarts de conduite feraient de l'intégrité, actuellement optionnelle, une nécessité incontournable.